Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 22:34

 

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Lors du trail de l'Ardéchois du 29 Avril dernier, en hommage à un grand homme qui vivait dans cette région et qui a marqué notre pays, c'est décidé : j'en fera qu'à ma tête.

 

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Ils quittent un à un le pays
Surtout pas pour gagner leur vie
Loin de la terre où ils sont nés
Depuis longtemps ils avaient faim
De la course et de ses chemins
Avec l'envie ferme d'en baver
Le trail, ça peut sembler original
Tout ce déballage d'attirails
Avec le grand sourire aux lèvres
Mais ils savent tous à propos
Se mettre minables quand il le faut
Et galoper comme des chèvres

[Refrain] :
Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
Participant à tous ces trails
Que l'important c'est d'arriver ?

 

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De belles images devant leur tête
Ils en prennent plein les mirettes
Jusqu'au sommet de ces collines
Qu'importe de se faire dépasser
Ils ont tous l'air bien vanné
Ne rêvant qu'à franchir la ligne
Et puis sitôt après l'arrivée
La glute enfin pourra couler
C'est maintenant l'heure de la fête
Mais ils consomment force bières
A ne plus que savoir en faire
Et parfois ça tourne la tête

[Refrain]
Pourtant que la montagne est belle
Comment peut-on s'imaginer
En s'inscrivant à tous ces trails
Que l'important c'est d'arriver ? 

 

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Par corsicapotes
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 09:25

L idéal étant de la boire sur place ...
Par corsicapotes
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 14:41

En ce dernier week-end pascal, donc avec beaucoup d'hectos de pression, une forte cohorte de Deux-Sêvriens, dont 4 membres des 12-14, 4 membres de l'ASPTT, 4 Corsica Potes, et encore d'autres Niortais, s'étaient donnés rendez-vous en Ariège pour participer en procession au trail des 6 tas d'ailes, tous avec des ambitions différentes, mais avec la ferme intention de venir à bout de la boue qui s'annonçait très présente, suite aux pluies annoncées lors de la nuit précédant l'épreuve. (Toujours avoir les preuves ! ). Ouf ! il faut reprendre son souffle après une telle phrase ...

Après avoir salué Julien Chorier, qui n'a pas dû se souvenir de nous, tellement sa concentration tranchait avec notre dilettantisme, puis fait la bise à d'autres favoris espagnols, les dossards furent fissa récupérés, les séances d'autographe vite baclées, les photos pour la presse locale, nous pouvions enfin nous mettre en condition de préparer notre course.

 

Tout d'abord il fallut investir le gite réservé pour notre petite bande de 11 individus, où nous ne manquâmes point d'être introduits par nos hôtes homos sapiens, plein de délicatesse et de friandises d'accueil : si je peux me permettre par ci, si je peux me faire mettre par là, etc ... Enfin tous les ingrédients étaient réunis pour nous rendre la vie facile et comme dit le proverbe, on n'est jamais trop aidé. C'était vraiment l'espace détente.

La pasta party au gite fut conviviale et copieuse, pas d'abus à signaler, pas trop d'intrus de dernière minute à évacuer. Chacun se renferma peu à peu dans sa bulle, puis dans ses draps pour amorcer une bonne nuit avant le début de l'office, prévu à 6h sur la place de Lavelanet. Seuls quelques pets du Christ vinrent interrompre le bruit des averses sur le toit de notre chambrée.

 

Au matin, c'est plein d'envie d'en découdre avec les chateaux cathares que tout ce petit monde se mit en branle, Charlotte, en ce dimanche de Pâques, pour affronter ce long chemin de croix. La journée allait rester globalement maussade et le soleil se montrer assez discret, sans doute par pudeur.

 

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Les plus pressés partirent devant, (rien ne sert de partir, il faut courir à point), les amoureux de la nature restèrent à la traîne pour mieux apprécier l'environnement et se vautrer dans ce qui allait se révéler comme de terribles bains de boue (voire assis ou couché parfois).

Fidèles à leur département des Deux-Chèvres, 2 traileuses furent remarquées sur le sentier, cornes au vent, à la recherche elles aussi d'un bain de bouc.

 

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Puis après Fougax, lieu de notre gite, encouragés par nos grandes folles de la messe, il fallait s'attaquer aux rudes montées des châteaux de Montségur et de Roquefixade.

 

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Chacunes à leur rythme (et afin de bien profiter de l'air des montagnes) et après de jolies glissades, les ouailles rentrèrent toutes à bon port, bien souillées mais avant la nuit, dans la cité de Lave-L'anus (Lavelanet en chaud latin) et après la douche, purent se préparer pour la soirée des vêpres, mission à complies ... (Là, faut suivre ! )

 

Le plus dur était fait, pouvait-on penser ! Que nenni ! Pour certains, la soirée raclette allait déclencher avec énergie des flots de chants liturgiques, de la part de ces vrais trous du culte.

Avant de pouvoir déguster la bière des copains tous ensemble, il s'agissait d'échapper au massage à roulettes en bois de nos hôtes, attirés comme des mouches par l'odeur de l'anis (avec un i), mais toujours généreux et insistants pour nous faire goûter leurs oeufs en chocolat. Faut pas nous prendre pour des cloches !

Puis vint le tour du jaune des copains, puis le sky des copains, autant de délectations auxquelles MBH dut se soustraire, choisissant de rester muet, chose assez rare chez lui, rêvant à sa toute nouvelle poche à eau, puis s'éteignant à petit feu le long du poêle à bois (comme le chien), rayonnant sa douce chaleur pétillante et enveloppante ...

La raclette pouvait être enfin dégustée entre quelques gorgées de rouges nectars.

 

La soirée se termina dans l'euphorie par les psaumes choraux de Negrito, tout fier de déployer son organe (vocal) dont toute la population de la rue principale de la bourgade se souviendra longtemps. Parmi les catéchumènes participant à l'homélie, on crût reconnaître les voix intactes de Claude François et son frère Frédéric, Linda De Suza et sa valise, Joe Dassin (c'est louche), Mike Brandt et son micro-onde, Aznavour et sa mamma, Alain Barrière et son garde, Petula Clark et son Fenwick, Edith Piaf et ses moineaux , et des dizaines d'autres dont personne ne se souvenait les avoir vus récemment chez Drucker. Quelle assemblée ! Quel concert ! Que des hits !

 

Il restait enfin à penser, après le café, à la boisson énergisante de récup d'après course, le sky des copains, puis une dernière bière des copains en guise de somnifère. La dernière épreuve, et non des moindres, consista à grimper, parfois à 4 pattes, le dénivelé final conduisant à la chambrée, où pas un mot déplacé ne vint couvrir les ronflements immédiats. Vraiment du beau travail discipliné !

Epuisants ces chants !

 

Heureusement il nous restait le lundi de Pâques pour reprendre nos saints esprits.

Ite missa est !

 

 

 

Par corsicapotes
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 13:56

Oui, il faut l'avouer, les Corsica Potes, accompagnés et surtout coachés par Valérie, se sont faits berner le week-end dernier : avec un titre aussi alléchant, on pouvait s'attendre à de délicieuses dégustations à base d'alcool de canne à sucre. Eh bien, non ! Tout est faux, c'est une arnaque. Où sont les Ti-punchs ou rhums arrangés ? Nous avons passé en revue toutes les sources ou fontaines, pas le moindre dé à coudre de boisson énergisante à base d'eau de vie de canne. De plus, pas la moindre buvette à l'arrivée, ni pression à l'horizon. A dégoûter tout trailer de pratiquer ce sport, qui en fait, n'est une saine occupation que si la récompense houblonesque (au minimum) coule à flôt à l'arrivée.

Dernier manquement grave aux règles incontournables des trails hivernaux : peu ou pas de neige sur le parcours, même pas de quoi faire une bataille de neige, encore moins des oeufs. Les boules, quoi !

 

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Malgré nos insistantes réclamations adressées aux organisateurs, rien n'y fit, nous n'eûmes ni neige, ni bière, ni rhum. Juste un peu de glace et un parcours raccourci.

Peu avant de quitter les lieux, Negrito, en escroc qu'il est, a eu l'outrecuidance de dérober un tee-shirt rouge de la Kilian's Classik. C'était ça ou de colère, nous refusions de manger la tartiflette réchauffée à la bougie. Croyez-vous qu'il partageât sa guenille rouge ? (verbe "partager" utilisé à l'imparfait du subjonctif, pour celles ou ceux, nombreux, qui n'ont pas notre culture et notre parlaison). Nenni ! Surtout que le rouge (en textile) ne va pas avec son teint couperosé (de Provence), et que cela lui descend plus bas que la teube.

 

Sinon tout avait pourtant bien commencé la veille.

Francis, aveuglé par les motifs "new wave" du papier peint de notre chambre, en profita pour tester ses nouvelles lunettes de rocker à la Bono, spéciales verre glas . Efficaces, a t-il dit après la course. Mais je pense qu'il avait encore un verre dans le nez.

 

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Cette même tapisserie agressive n'a pas empêché Jean-Cam de ronquer abondamment et de bien se reposer pour se lever très frais et dispo avant le départ de la course. Prudent j'avais opté pour des bouchons dans mes feuilles.

 

Au réveil, jamais les poissons de l'aquarium de l'hôtel n'avaient vu des raies aussi colorées. Surtout la mienne !

 

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Stupéfaction, surprise (!!), damned, bon sang mais c'est bien sûr ! : mais qui rencontrons-nous, au hasard de la nuit noire enrobant les rues silencieuses de la ville endormie, tombés dans le même piège que nous ?

Nos amis orangés X-Men, bien décidés eux aussi à en découdre avec le Rhum aux Fontaines. Ah ça, dès qu'il y a de la piquette annoncée, ils ne sont pas loin, ces assoiffés. L'attente du départ est donc l'occasion de poser ensemble devant les photographes accrédités : "Une brochette de stars sous la banderole étoilée", c'était le titre de la une du journal local "A Font la forme", le lundi matin.

 

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Une course réduite à 35 km, du soleil, des Yaktrax (si tu n'es pas content, tu n'as Calmettes), quelques passages glissants, des ours en troupeaux, le lac des Bouillouses, le Yéti, quelques montagnes blanchies, et même par dessus l'étang, soudain j'ai vu passer les oies sauvages. Elles s'envolaient vers le Midi, la Méditerranée ... Un vol de corps beaux montait dans les nuaaages ...... Enfin rien d'anormal pour la saison !

 

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Heureusement, même après l'effort, et trop marquée par la punition du dernier Ekiden 79 (organisé par qui déjà ? ), la famille Negrito a su garder les bons reflexes : avoir sous la main une glacière bien achalandée en bouteilles vertes. On voit que rien n'est laissé au hasard chez ces "A Kro". Ce fût (le mot qui fâche) un moindre mal.

 

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Après l'attente interminable (en un seul mot) du repas d'après-course et dans la frustation partagée par beaucoup, la décision obligatoire pour satisfaire nos gosiers asséchés fût (encore ! ) d'aller au plus vite faire le plein au Pas de la Case de l'oncle Tom, afin de ne pas manquer de calories pour les semaines à venir. On ne sait jamais, l'hiver pourrait devenir rigoureux et la fin du monde est pour bientôt.

Et là, quel accueil ! , les commerçants andorrans ont su nous recevoir avec une joie débordante et étancher nos cartes bleues allanguies ...

Au retour, sans doute est-ce lié à un léger sentiment de déception, pas un mot plus haut que l'autre, même pas d'échanges de flatulences, ni de rots, une ambiance vraiment pesante !

Pour une fois, on pouvait entendre le son du moteur ou de l'auto-radio.

C'est dire que le malaise était profond (Romeu).

Par corsicapotes
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 18:23

En ce 11ème dimanche avant les Rameaux, le Père Francis avait convié les apôtres et d'autres brebis galeuses à venir expier leurs péchés en terre gatinaise. Le confessionnal n'a pas désempli, tant certains avaient beaucoup d'abus festifs à se faire pardonner et la plupart des pécheresses et pécheurs repartirent en marmonnant des Pater, des Avé (Avé, Avé, Avé le petit doigt) et des "Je vous salis ma rue", tout en égrenant leur chat pelé.

Jésus crie et la caravane passe, nous fûmes donc obligés de poser avec lui et ses 2 potes, Sainte Nitouche et Saint Pardoux, qui sont toujours tournés vers lui, comme s'il allait s'échapper. JC s'est encore fait remarquer en faisant le V de la victoire, accroché aux fils à linge, dans sa tenue minimaliste de trailer qui ne vaut pas un clou. Eh oui, il faisait 3 degrés ce matin, alors courir pieds nus, torse nu, avec juste une guenille Kalenji pour lui cacher les fesses, c'est vraiment de la frime. Nous lui avons bien sûr rappelé qu'à cette époque de soldes, il aurait pû piocher dans une quète pour se vêtir décemment, plutôt que de se promener quète-quète à l'air. Alors lui, il parait que c'est la croix et la bannière sur l'UTMB, pour qu'il parte avec le matos obligatoire.

 

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Après la procession sur des chemins comprenant une succession d' ascensions, de pentes-côtes, (et pas que !), le Père Francis a voulu nous faire une cène avec les paroissiens pleins d'Allégresse, ceux de la chapelle voisine des Gardoux et bien sûr les enfants de choeur de l'abbaye Corsica Potes.

L'Abbé Pierre, toujours à l'écoute de ses brebis, a fait l'homélie debout sur l'autel, avant de partager la brioche (Mangez, c'est mon pain ! ), servir le vin chaud et les glutes (Buvez, c'est mon sang ! ) et montrer sa jabasse et ses fesses (Touchez pas, c'est mon cul ! ), ce qui a constitué un geste déplacé dans la sacristie du Père Francis (Tite) et de la Soeur Marylène des anges de Chateau-Bourdin.

Ce sacré Père Francis, voulant mettre Jésus dans la crèche, faute de santons (des pieds, mais pas trop), a fait l'âne à côté d' un roi mage datant de 1664.

 

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Et ce qui devait arriver arriva : 2 apôtres, un peu éméchés par cette bénédiction de binouzes, ont voulu reproduire les scènes de la nativité et filer (ou s'enfiler) vers l'étable de Béthléem.

Pour démarrer, il fallait bien commencer par s'embrasser. Mais comme Marie, ils n'avaient pas l' haleine vierge.

 

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Le père Francis, entouré de tous les apôtres nus sous leurs soutanes (donc avec l'habit d'prêtre), leur donna son consentement après l'échange des Saints Anneaux (bianco).

Après tous ces verres de vents chauds, allez donc en pet, mes oies ! Alleluia !

Rendez-vous pour les vêpres dimanche prochain dans la cathédrale du Pas-De-La-Case. Amen (ton fric) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par corsicapotes
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