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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 20:55
Toute peine mérite Salers
Toute peine mérite Salers
Toute peine mérite Salers

Tout d'abord, selon les dires des vaches, rencontrées dans les prairies, bosquets et arbres du Cantal, qui m'ont sommé de rétablir la vérité, toute la vérité, la seule, la vraie, (je lève la main droite et je dis " je le jure" ), je tiens à apporter une précision essentielle, voire importante, sinon primordiale, au pire vitale : on ne dit pas Salersssse, ni sale herse. On ne prononce pas le S final, contrairement à anus, pénis, clitoris (premiers exemples communs qui me viennent à l'esprit), même si on n'écrit pas anusse, pénisse, clitorisse ...

Un aparté culturel et gratuit : connaissez-vous le goût du clitoris des vaches de Salers ? Eh bien, cela aurait, selon mes sources, le même goût que la langue de boeuf (de Salers).

Revenons-en à nos moutons, ou plutôt non à nos vaches.

On dit donc Salers, sans prononcer le S final. Comme on dirait sale air, ou alors salaire si on en mérite un. Ou si on peut en avoir un, en ces périodes de "loi travail" .

Oui, car si on n'a pas compris et qu'on ne prononce pas le S initial, ça fait Alers, et pour peu qu'on ait tout compris et qu'on ne prononce pas non plus le S final, ça fait Aler, et Aler sans retour, c'est à sens unique, et ça n'a l'air de rien ... Alors, si en plus, on ne prononce pas le A, le L, le E et le R, ça devient vite vide (ou muet) et on ne sait même pas d'où sont ces vaches qui meuglent le soir au fond des bois.

Pourquoi pas, leur rétorquai-je (aux vaches me caressant la nuque avec leurs cornes) ? Je veux bien admettre cette bovine évidence (du ventre).

D'ailleurs on ne dit pas Parissse, c'est capital, on dit Paris sans prononcer le S final. Idem pour Aiffres, mais là il faut déjà connaître ce joli petit port de pêche proche de Niort, où les âmes sont crochues, extrêmement connu par au moins (dans le Sud, certains prononcent le S à la fin, en disant moinssss) les 12 gitans qui y demeurent.

Saalers de rien, tout ce long et houleux débat sur le S ou le "pas de S" à la fin, mais cela semblait important pour les bovidés qui me lorgnaient de leurs gros yeux ronds tout en chassant les milliers de mouches avec leurs queues (et non l'inverse), alors, qu'avec leurs énormes langues, ces bestiaux se curaient avec frénésie leurs narines humides. Tant pis, me dis-je, me sous-trayant à leur groupe, tout en restant de pré ou de loin, proche de leurs fétides aspirations.

Après avoir donc trouvé une excellente introduction à mon récit, je décidai donc, maintenant, là tout de suite, dans la seconde, sur le champ (donc entouré de vaches Salers impatientes de connaître la fin de ce récit), nonobstant mon envie pressante d'aller lansquiner, de continuer mon compte-rendu de ce week-end pastoral à la Taspourelle de Salers, mais il me semble que le lecteur attentif aura compris ce détail sur le lieu géographique où nous nous rendîmes (passé simple judicieusement placé, non ? ).

Un gros troupeau d'une centaine de Deux-Sévriens, dont notamment une bande de ruminantes et ruminants du nouveau club "Run in Niort", ainsi que 4 merveilleux Corsica Potes, firent donc le voyage au pays (attention, on ne prononce pas le S final) des volcans cantaliens (ne pas non plus prononcer les S finaux, ce ne serait pas finaud !! ) pour aller se confronter aux cornes affutées des rouquines bestioles. Parmi la gente féminine dans le parc aux bestiaux, où les concurrents étaient parqués, on y trouvait Marylou, Chacha, Nath, Vivi, Val, Valou, Ginou, Yoyo, Vic et Chris. Jolis noms pour des pures Salers, non ? Mais non, c'étaient bien les noms des traileuses pur-sang, à la viande de premier choix, sans matière grasse, néanmoins (ou groins en moins) nerveuses et avides de prendre les taureaux par les cornes et prêtes à piétiner en meuglant toutes celles et tous ceux qui se mettraient en travers de leurs sabots.

Les taureaux, eux, étaient menés par les coups de bâton et le son de la cloche accrochée au cou de leur guide spirituel (pas toujours), surnommé Moïse par les dévots (ou des veaux), tout ça parce qu'on l'aurait surpris à écarter les eaux, que perdait une jeune génisse au bord de la mer rouge.

Aligot ! C'est le départ. Oui, en Cantal, ils ne disent pas "Allez, go ! " . Au son de la musique, le troupeau s'élance, d'où l'expression salersienne "Aligot nonne troupeau" mais l'intention est la même, c'est le moment de balancer la purée et de se jeter à cor perdu, le pied sur le plancher (des vaches).

Les différents parcours s'avérèrent bucoliques et truffadesques à souhait au milieu d'une tempête de soleil, parmi les burons, les paturages, labourages, ensilages, par le col de Néronne (du nom d'un célèbre empereur romain issu du terroir auvergnat), le village du Sale Goût (où était située notre étable pour le week-end), le col du Pas Rouge (effectivement il était vert, sauf sans doute pour les daltoniens), le Puy de la Tourte (aux cailles sans doute), et ensuite, manque de chance, pas de Peyrols (il était parti en voyage, parait-il), puis Mary, qui passait par là, pour nous remettre dans le bain. Ce sera alors le roc des Ombres, bienvenues avant d'affronter le Puy Violent, qui marquera le retour au bercail. Meuhhh ! Quelle transhumance !

Avant d'aller festoyer au chapiteau et se confronter aux bandas du Sud-Ouest et au repas dansant auvergnat, arrosé de Gentiane et d'entrecôte de Bourg, j'eus la surprise d'entendre quelqu'un me dire, dès la ligne d'arrivée franchie : "Franchement tu n'as pas bonne mine, tu as même un Salers". Ah ça suffit !

Il est vrai qu'avec un S à la fin, cela ne voulait plus rien dire et ce serait fort dommage (de Salers ...)

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Published by corsicapotes
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