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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 20:11

 

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Oui, dès le début, on entre dans le vif du sujet avec un titre d'article qui ne veut rien dire.

C'est volontairement choisi, pour que le suspense reste entier et que le lecteur soit aimanté et veuille savoir ce qui se trame derrière ces mots incongrus et saugrenus.

Mais d'ailleurs, voire d'ici, pourquoi faudrait-il toujours donner un sens à tout ce qu'on écrit ou tout (ce que) ce con dit ? Cela aurait pû être "Sans qui l'omettre de mi-eau" et là d'emblée (ou dans le maïs), tout le monde aurait sû aussitôt de quoi il retournait, à savoir qu'il avait fait un temps de chien, un temps donc à ne pas mettre un Saint-Bernard ou un cent-bornard dehors ...

Heureusement tout avait bien commencé avec la présence réconfortante sur la ligne de départ de la ministre des sports, Mme Flessel, arrivée de très bonne heure à l'aéroport de Sainte Affrique, puis ensuite transportée en voiture, se prenant pour une déesse, et donc assise dans une DS 21 (Citroën), (quelle ID ! ), celle-ci devant, pour se frayer un chemin, faire déesse ou des zigzags au milieu de l'avenue et des coureurs, pour la venue de Laura, entourée de l'aura émanant de sa personne. Celle-ci prit le temps qu'il fallait pour embrasser un à un, et une à une, les 2024 concurrents, selon son compte à elle, dont de nombreux grecs, bien sûr amateurs de déesses, bien velus et Venus de Millau, en compagnie de Gault, un pote à eux. "La bise, on Laura ou on Laura pas ? " se demandaient ceux situés en queue de peloton. Les accompagnateurs en vélo, eurent aussi droit à la bise, certains se pressant pour faire un selfie avec elle, ce qu'on pourrait plutôt dans ce cas appeler une "fisselle". D'autres, pour préserver leurs fesses, avaient crû bon d'enfler selle, et purent ainsi profiter de Laura, assez gonflée, sur leur selle.

Bon, on aurait pû ne pas en faire un fromage, si les berrichons de Chateauroux ici présents, un peu niais évidemment comme le sont les bestiaux issus de cette région sinistrée, n'avaient pas con fondu et compris que la ministre Flessel, sans le " l " à la fin de son nom, allait leur distribuer du fromage frais au lait provenant du tout de son cru. L'eusses-tu cru ? Cela m'épate.

Remarque pertinente que peu de gens avaient à l'esprit : Laura Flessel, à peine descendue de l'avion, et ayant donc perdue ses 2 ailes (ou ses 2 " l " ), se fit surnommer par les mécréants "Laura Fesse" !! Franchement ce genre d'humour aurait pû être évité.

Quant aux fesses, elles, certaines parmi celles des assistants en vélos posés sur leurs selles, allaient bien souffrir. Mais rappelons surtout que la pire obsession des suiveurs mâlement membrés était d'éviter que leurs roues pètent, ou bien, que sous les trombes d'eau, " leurs roues coulent, roues coulent " , comme disent les épouses portugaises qui guident leurs maris quand ils garent la voiture en marche arrière.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Malheureusement pour elle et au grand dam des coureurs, Laura dût interrompre sa série d'embrassades un peu avant d'atteindre le fin fond du peloton agglutiné sur l'avenue du départ, car comble de malchance, il fallut qu'elle reçusse (on se calme, pas de fausse joie !! ) un coup de fil impromptu de son mari qui la réclamait dare-dare pour terminer de laver la Flessel sale qui remplissait l'évier depuis hier soir ... Pas facile de concilier sa vie de ministre, d'ex championne olympique d'escrime et chatiment, de femme heureuse et comblée dans sa cuisine ! Elle eût beau sexe primer en public, puis s'escrimer, elle ne pût continuer à effleurer la foule des coureurs, prêts à partir au combat, sabre au clair. Laura dût en désespoir de cause rebrousser chemin en évitant les pets de Damocles, un coureur grec, réprouté pour son amour du cassoulet toulousain. Elle pût enfin donner le départ, avant de partir vaquer devant son évier.

"C'est affreux, dites ! " criaient les coureurs grecs, venus de Millau, en voyant leur vénus partir en déesse (21, toujours avec 6 troënes sur le capot). Les venus d'ailleurs ne comprenaient rien à ce jeu de mot pourri et baissaient la tête piteusement.

Juste avant ce départ en fanfare (à iode ou à paupière) et parmi tous ces aspirants cent-bornards qui visaient la médaille de l'or à Flessel, figuraient notamment quelques valeureux coureurs niortais, dont nous publions ci-dessous une photo de 3 d'entre eux, les plus beaux, à leur saut du lit, puis les 3 mêmes sur une photo encore poubelle, car ils sont accompagnés de leurs cyclistes dévoués, prêts à se sacrifier et à souffrir le martyre pour leur faciliter la tâche.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Il était maintenant temps de suivre les différentes croupes (et troupes) niortaises, les Deux-Sêvres étant le département le plus largement représenté à Millau, notamment au niveau de la qualité et de la finesse d'esprit de ces individus venus des mornes plaines de l'Ouest. 

Un dernier précieux conseil fût prodigué aux participants par une autre Vénus de Millau, en photo ci-dessous, qui, malgré l'annonce d'un temps plus qu'arrosé (de Provence), invita les coureurs à bien s'hydrater régulièrement, en récupérant l'eau aux nombreuses fontaines et points d'eau répartis tout au long du parcours. Elle fît même une démonstration au milieu de l'estrade sur la manière de remplir son broc avec l'eau salvatrice. Par contre personne ne comprît pourquoi elle insista tant pour se dévêtir, puis se mettre à 4 pattes et à la raie, et enfin nous montrer ses fesses, elle, aussi !! (et non pas ses fesses sales, comme les plus pointilleux voulurent expressément vérifier de près ... )

Après ce profil rebondi et cette croupe "allez chante ! " (sans "i" ), il ne fallait pas que la troupe se déconcentre avant le départ, mais plutôt qu'elle se recentre sur les dénivelés et difficultés à venir.

Le départ est d'abord donné par un coup d'épée de Laura, un peu tête en l'air, jusqu'à ce qu'elle s'aperçusse (encore) que cela ne faisait pas assez de bruit pour que cela fusse entendu par tout le monde et enfin qu'on lui tendisse le pistolet, non pas pour qu'elle assouvisse un besoin naturel, mais pour qu'enfin elle fisse ce pourquoi elle était velue. Pistolet sur lequel elle s'escrima pour appuyer sur la gâchette libératrice. Elle avait enfin craché sa lave, Flessel !

Le peloton pouvait s'élancer et les coureurs mâles lubriques pouvaient toujours imaginer en Flessel qui les précédait ...

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Km 7 : Tout est sous contrôle pour le Corsica Pote Négrito, même s'il proposa de remplacer sur le vélo son suiveur, parce que la selle, surnommée pour l'occasion "LauraFlé-selle", elle aussi, marquait la raie depuis 40 mn, en attendant le passage des coureurs. 

Mais le suiveur refusit (à pompe, pour gonfler les pneus) avec empressement, avec l'emploi du pas si simple des cons posés.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

51 mn au 10ème km, alors que la pluie commençait à remplacer la bruine.

 

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

1h 41 mn au 20ème Km, même pas peur de la pluie fine qui ruisselait, goutte que goutte, sur les corps dégoulinants de sueur ou de frissons.

Une vision assez humide de Peyreleau, le village bien nommé au vu des conditions climatiques.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

2h 33 au Km 30, pluie de "pluie en pluie" forte, mais la motivation et le K-way résistent ...

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Puis on voit déferler une brochette de coureurs venus du 79, entre les kilomètres 30 et 35, dont l'un d'entre eux, accueilli subrepticement avec Alain Proviste, par Aurélie, sa petite soeur niçoise, venue courtement laitue, tout spécialement lui apporter une salade ... Séquence émotion ! Aux niçois qui mâles y pensent !

Photos juste un peu gâchées par le rideau de pluie s'abattant parfois en tornade, voire en six clônes sur les athlètes si musculeusement pourvus (Merci Ness pour l'idée ! ). Photos bachées par contre !

Ci-dessous les amis Négrito, Jean-Mi le métalleux et sa casquette suiveuse, Nico l'estérole, François 1er et Corinne-P'tites gouttes (de pluie), Bruno et ses grands bateaux de 46, accompagné de Ludo "rit fort" qui avait la patate, Patrice le revenant, remonté comme une pendule, et encore Jean-Mi le Hardeur plein d'ardeur ...

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Retour dans la ville de Millau, puis repassage par le parc de la Victoire (et non par la salle Défaite), site de l'arrivée dans encore 58 Kms (!!).

Au 42ème Km, la bête est en super forme. 3h37 de course environ.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

La course va pouvoir réellement commencer avec la longue côte sous le viaduc, qui tente de se dissimuler sournoisement sous les nuages. Mais on l'a vu, le bougre !

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

4h 22 au 50ème Km, pas de signes de faiblesse, même si la moyenne a évidemment baissé avec cette grosse bosse sous le viaduc.

Photo de la mi-course (50ème Km pour ceux qui n'aiment pas le fromage et qui sont fâchés avec le calcul emmental) :

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

53 Km : Toujours fringant le gars, après 4h 42 d'efforts. Et toujours la douche venue du ciel !

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

S'ensuit une longue portion quasi plate et monotone (c'est pourtant rare le plat ici, mis à part le plat de côte) avant d'attaquer la montée de Tiergues (pas facile de refaire ses lacets, tellement ça grimpe). 

60 km : 5h 19

Quelques moments de doute sur un petit bobo qui se réveille à la cuisse droite. Hydratation, une petite boutade, et ça repart. Pourvu que ça tienne !

Puis ensuite c'est le bide qui se lâche derrière les buissons, sans doute après avoir écouté un titre de Julien Diarrhée au ravitaillement. Débroussaillage garanti ! Au retour, j'ai vérifié, les arbustes étaient crevés, ce mec avait bouffé du round-up !!

Retour depuis l'arrière (bonjour les odeurs pour eux ! ) des amis David et Patrice, en pleine bourre.

Ravito du 65ème Km : pluie, pluie, pluie ! Négrito tend son verre, réflexe qu'il a de longue date, pour que celui-ci se remplissât ... Avec la fatigue, il est difficile pour lui de se concentrer sur la conjugaison et il ne veut pas perdre son temps.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Ravito de Sainte Affrique, 71ème Km, fin de la boucle, il n'y a plus qu'à (!!) revenir sur Millau et avaler 2 belles bosses de 7 et 3 kms.

Pour tenter de le dérider, je demande à Négrito si l'Afrique est bonne hôtesse ... Il me regarde, sceptique, telle la fosse.

David repart sans perdre de temps.

Patrice aussi redémarre en guerrier, toujours sans se couvrir, avec l'envie de tout péter.

Négrito, lui, n'a pas que l'envie ... ça fuse de toutes parts, son cuissard est chauffé au gaz. Astucieux, il suffisait d' y penser ! De plus, cela chasse les nuages efficacement.

Classement au 71ème Km : 64ème !! Quelle remontée depuis le début !

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Montée régulière durant 7 Km à un bon petit rythme, toujours sans la tentation de marcher.

Croiser tous les autres coureurs, qui descendent vers Sainte Affrique, apporte un peu de douceur et de distraction dans ce monde de brutes. Les saluts sont réciproques, et lycée de Versailles.

Km 77, le Négrito est costaud et sait qu'il ne "reste" plus qu'une grosse difficulté pour passer sous ce viaduc qui le nargue du haut de sa hauteur ( !! ), et ensuite plonger vers la terre promise.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Emporté par son élan (non, il n' y a pas de zoo ici), il est rapide .... Vous l'avez, celle-là ?

Le voilà qui zappe le ravito de Saint-Rome de Cernon (il n'aurait pas raté celui de St Rhum, je vous le dis ! ), pressé d'en découdre (son short) avec le viaduc, alors que la météo redevient plus clémente, et ressemble quand même alors à une métébas. Alors celle-là, un peu capillotractée !!

Et il n'est toujours pas décidé à marcher un peu pour reposer les bielles qui commencent à couiner !

Patrice fait l'accordéon derrière lui (il connait la musique, car ancien élève d'Yvette Ornière), revient parfois à ses trousses, et ne pense qu'à faire honneur à ce cadeau d'anniversaire empoisonné que lui a fait son beau-frère Nico en l'inscrivant à l'insu de son plein gré pour cette course millavoise. Bien formulé, non ? Ah le salaud, ce Nico !

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Km 88 : ça va donner du gaz dans le final. Oui, mais il faut de suite après le ravito de Saint Georges de Luzençon se mettre dans le rouge pour affronter l'épouvantail, ce dernier obstacle, ce retour très pentu sous le viaduc. Mais pourquoi l'avoir construit si haut ?

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Le Négrito va alors encore plus montrer ses énormes capacités mentales et physiques.

Aux environs de 8 km/h, et malgré le lactique et l'envie forte de marcher, il va grimper régulièrement cette dernière grosse butte (avec un b ! ), sans aucune pause donc, avec en ligne de mire David et son accompagnateur qui sont très proches maintenant, et ce putain de viaduc qui prend vraiment son temps pour se rapprocher. Là le gars est impressionnant de volonté. Il est à la limite mais tient le coup. Là-haut ce sera gagné, il le sait, les 5 derniers kms vont être rondement menés ...

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

D'abord rattraper David, puis la décision prise entre eux, remotivés à bloc, de terminer ensemble, raviva le moteur et l'esprit des 2 coureurs, qui, après 96 kms, frôlaient d'un seul coup les 11 km/h, et ce sera le rythme jusqu'au graal final. Je leur annonce que ça doit passer sous les 9h20.

La nuit tombant tôt avec ce ciel couvert, il était temps de rentrer au bercail.

Patrice, toujours hargneux et bagarreur, ne lâche pas le morceau et reste à quelques encablures derrière ce duo.

 

 

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

David trouva encore les ressources pour en remettre une couche, Négrito lui avoua ne pas pouvoir aller plus vite et lui demanda de ne pas l'attendre, la fête allait de toute façon être belle à l'arrivée sur le tapis, avec un chrono très flatteur ...

David, Négrito et Patrice terminaient comme des bolides dans cet ordre leurs 100 bornes entre les 50èmes et 60èmes places sur 1600 concurrents au départ !!!

Dommage que Laura (des villes ou des champs, selon La Fontaine) ne soit pas restée les féliciter et boire des glutes avec nous pour l'occasion ! Toujours de la Flessel à essuyer et à ranger, sans doute ! Elle aurait découvert l'Eros, les rots et ces héros qui ne sont pas des zéros, comme le regrettait Daniel Balavoine.

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Chapeau les champions, vous pouvez vous lâcher et apprécier ce moment. Et quel final de fous !

Un chrono aux alentours de 9h20 sur un circuit si difficile !

L'émotion légitime, la satisfaction d'en être venu à bout avec honneur, la délivrance ...

Les interviews, la presse locale, la télé, les autographes sans faute. Pas facile de gérer le star-system !

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Ce sera ensuite les arrivées à distance des troupes niortaises notamment, avant de pouvoir goûter à la douche, chaude cette fois, et aux premières bières depuis la veille ... Quels sacrifices il faut endurer pour être cent-bornard !

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
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Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Avant le repas en commun, arrosé par un vin rouge en bouteille plastique choisi avec amour par Jean-Mi, spécialiste des grands crus, il a fallu poser pour les flashes des reporters locaux, à la recherche de leur photo pour la une du lendemain pour le Midi Libre, l'Equipe, voire pour la Nouvelle République des Deux-Sêvres Sud ...

Les amis niçois, émerveillés par tant de beauté, se joindirent à nous (passé simple employé sur la promenade des Anglais) mais, par respect (bravo ! ), nous regardurent manger et déglutir ce rouge nectar, et eurent l'extrême politesse de ne même pas penser à nous prendre tous ensemble en photo, pour immortaliser cet instant, sans doute pour ne pas troubler nos esprits fatigués. Quelle faute de goût de la part de ces côtes-d'azurois ! On ne les réinvitera plus. D'ailleurs ils n'étaient même pas invités, ni annoncés ! Quel sans-gène chez ces gens du sud !

Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !
Sans qui l'omelette demi-haut : bravo à oeufs !

Une dernière pression partagée avec Jean-Mi, Négrito et son suiveur (qui avait grand soif et même pas mal aux jambes, lui), avant que les corps puissent se vautrer, que les cuisses et mollets ne se dénouent, et que les cerveaux se repassent en boucle et en rêve tous ces excellents moments de la journée : du bitume, de la flotte, du froid, des douleurs, des flaques, des flocs, des flics, du viaduc, quelques trousducs, du plaisir quoi.

Vivement la prochaine fois ! Certains semblaient ne pas partager cette folie de Millau et se doutaient que ces cols menaient à l'Aveyron ...

D'autres se sont faits abuser par les mythes et en redemandent ...

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Published by corsicapotes

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